Numeridoc BDAN

31 janvier 2006

Bibliographie commentée

Voici une bibliographie commentée de textes et d'ouvrages incontournables sur le thème des collections numériques !

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BALLAND, Marie-Hélène, DELAVANNE, Alexandre, FORTINO, David, LOORE, Sylvie. Synthèse Bibliographique 5IF : les bibliothèques Virtuelles [en ligne], 1999.
Disponible sur <http://www.enssib.fr/bibliotheque/documents/travaux/bibvirt/rapp3.html>
Présentation détaillée des différentes phases la mise en place d’une bibliothèque virtuelle en cinq parties : la numérisation et le format des documents ; classification, indexation et recherche d’information ; architecture ; aspect juridique ; discussion sur l’aspect social. Un document clair et complet pour la création de collections numériques.

BASTIAN-DUPLEIX, Isabelle. Édition : quels livres en ligne [en ligne]. BBF, 2004,  n°03, p.36-42.
Disponible sur <http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2004-3/07-bastian.pdf>.
Le livre numérique du point de vue de l’édition. L’auteur fait un constat de l’offre marchande de livres numériques et de l’impact du numérique sur les modes d’exploitation et de diffusion. Sont également abordées les
questions juridiques et économiques en débat, ainsi que les attentes suscitées par de nouveaux supports.

BLANCHARD, Martine. Les collections numérisées des bibliothèques municipales : de la réalisation à l’identification des ressources numériques [en ligne]. In  BM de Lisieux. Site de la Bibliothèque de Lisieux, 2002.
Disponible sur <
http://www.bmlisieux.com/colloque/blanchco.htm >
Les spécificités de la création d’une collection numérisée au sein d’une bibliothèque municipale. L’auteur y décrit différents types de collections qui peuvent être mises en place par une BM, mais aussi les publics visés et les modes de financement, qui influent sur les politiques de numérisation des fonds.

BOGROS, Olivier. La bibliothèque électronique de Lisieux. Culture et recherches, n°100, p. 12-13. 1er trimestre 2004.
Disponible sur < http://www.culture.gouv.fr/culture/editions/r-cr/cr100.pdf >
La désormais célèbre bibliothèque électronique de Lisieux présentée par Olivier Bogros, conservateur en chef de la médiathèque André Malraux de Lisieux.

Manue [pseudonyme]. Visualiser des documents numériques [en ligne]. Figoblog, 2005.
Disponible sur < http://www.figoblog.org/document1066.php >
Cet article liste les qualités d’un bon système de visualisation de documents numériques. Tous les éléments que l’on doit prendre en compte dans son choix d’un système de visualisation ! 

BROPHY Peter. La bibliothèque hybride [en ligne]. BBF, 2002, n°4, p. 14-20.
Disponible sur <
http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2002-4/02-brophy.pdf >

L’auteur définit le concept de bibliothèque hybride qui s’est développé récemment, notamment au Royaume-Uni, ses missions, et les problèmes liés à la réussite de sa réalisation. Un rattachement est fait avec le DNER (Distributed National Electronic Resource), système de gestion d’accès sur Internet à des ressources validées, imprimées ou électroniques. 

BRULEY, Caroline. Les sites Web des bibliothèques universitaires : évaluation et sites de référence [en ligne]. BBF, 2003, t.48, n° 4, p. 14-23.
Disponible sur < http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2003-4/03-bruley.pdf >
A un moment où la documentation numérique se développe massivement dans les bibliothèques universitaires, cet article décrit le nouveau rôle des sites Web des services communs de documentation, qui deviennent outils de distribution de ressources numériques. L’auteur évoque les solutions existantes pour une bonne distribution de la documentation numérique.

BURESI, Charlette,  CÉDELLE-JOUBERT, Laure. Conduire un projet de numérisation. Paris : ENSSIB, 2002. 326p. (La boîte à outils ; 13). ISBN 2-7430-0551-3
Un guide pour mener à bien un projet de numérisation, étape par étape. Sont proposés en annexe des textes de référence, des textes juridiques et un exemple de  cahier des charges.

CHARTRON, Ghislaine. Les chercheurs et la documentation numérique : nouveaux services et usages. Paris : Cercle de la librairie, 2002. 268 p. ISBN 2-7654-0840-8.
Les évolutions de l’offre numérique dans le domaine de la recherche. Au travers de cas réels, cet ouvrage présente les nouveaux enjeux et les stratégies existantes de mise en place des services de documentation numérique.

DUPOIRIER, Gérard. Les bibliothèques numériques. Paris : Hermes sciences, 1999. 303 pages.
Cet ouvrage traite d’une manière généraliste le thème des bibliothèques numériques. Il s'articule autour de quatre thèmes : Réalisation, qui présente des exemples réels de mise en œuvre de bibliothèques numériques ; Réflexion, qui traite de l’impact du numérique sur les différents acteurs de la chaîne du livre ; Recherche, qui aborde le secteur de l'audiovisuel et celui de la reconnaissance automatique des documents et leurs difficultés ; et Rapport au texte numérisé, qui concerne le changement induit dans la manière de repérer le savoir. 

ECOLE NORMALE SUPERIEURE DE LYON. De la bibliothèque traditionnelle à la bibliothèque numérique, en passant par la bibliothèque virtuelle [en ligne]. 6p.
Disponible sur http://www.ens-lyon.fr/Bibli/bib-num/typologies.pdf
Ce texte précise les notions de bibliothèque virtuelle, bibliothèque numérique, et bibliothèque hybride, puis propose une typologie des bibliothèques numériques, illustrée par des exemples.

Estermann, Yolande ; Jacquesson, Alain. Quelle formation pour les bibliothèques numériques ? [En ligne] BBF, 2000, n° 5, p. 4-17.

Disponible sur : <http://www.enssib.fr/bbf/bbf-2000-5/01-jacquesson.pdf >
Cet article fait le point sur la nécessité de former les bibliothécaires face au développement des bibliothèques numériques, et examine les différents types de cours existant déjà dans le domaine. Un curriculum, qui comprend les concepts techniques, la typologie et le traitement des documents numériques et l’organisation des bibliothèques numériques, est ensuite proposé. L’article se termine en abordant le thème de la formation des utilisateurs à l’usage des bibliothèques numériques.

FERCHAUD, Bernadette. La bibliothèque numérique : mémoire des sciences [en ligne]. Documentaliste - sciences de l'information, 2001, vol. 38, n° 1, p. 49-51.
Disponible sur < http://www.adbs.fr/uploads/docsi/1221_fr.pdf >
Réflexion synthétique sur la pérennisation des bibliothèques numériques, vitale pour la mémoire des sciences. L’article insiste sur la nécessité de trouver rapidement des solutions qui assurent la conservation des documents et l’accès dans l’avenir aux connaissances qu'ils renferment.

FREYRE, Elisabeth. Structuration et description automatique des documents électroniques : le projet européen META, du moteur d’exécution aux outils d’édition [en ligne]. Culture et recherche, janvier-février-mars 2004, n° 100, p. 7-8.
Disponible sur < http://www.culture.gouv.fr/culture/editions/r-cr/cr100.pdf >
Cet article présente le projet européen METAe, dont les partenaires ont développé des outils permettant, à partir de la numérisation en mode image d’un texte la structuration logique des documents, la reconnaissance de caractères, la génération de métadonnées descriptives et techniques et la conversion des documents dans le format d’échange XML. 

GELINAS, Marie-Anne. Les compétences requises pour la diffusion d’une collection numérique [en ligne]. In BN du Québec. Site de la Bibliothèque Nationale du Québec, 2004].
Disponible sur : <http://www.bnquebec.ca/documents/a_propos_bnq/communiques/ma_gelinas.pdf >
Définition des compétences nécessaires pour créer et diffuser une collection numérique. Sont abordés entre autres les changements dans le métier et l'image du bibliothécaire, les rôles et enjeux des collections numériques, l'importance des partenariats pour le partage des connaissances et la nécessité de rester informé des évolutions technologiques.

GUEDON, Jean-Claude. La bibliothèque virtuelle, une antinomie ? [en ligne]. Conférence prononcée à la national Library of Medicine, 1998.
Disponible sur< http://linux.univ-lyon2.fr/nlm-fr.html >
Notions de base sur le thème des bibliothèques numériques. Ce texte définit les notions de bibliothèque numérique et bibliothèque virtuelle, donne une analyse du document imprimé du 15e siècle à nos jours, et s'interroge sur les choix à faire concernant la politique économique des documents numériques.

JACQUESSON, Alain, RIVIER, Alexis. Bibliothèques et documents numériques : concepts, composantes, techniques et enjeux. Paris : éditions du Cercle de la Librairie, 1999. 377p. ISBN 2-7654-0716-9
Ouvrage de synthèse sur les bibliothèques numériques : décrit les notions de base à la création d’un document numérique, les projets importants de création de collections de documents numériques en bibliothèques, la création d’une collection numérique par type de document (périodiques électroniques, réservoirs de textes numériques, fonds anciens), le traitement et la gestion des documents numériques au sein d’une bibliothèque, la numérisation des documents spéciaux tels que les manuscrits et les archives, les papyrus, les affiches, les cartes et plans, la numérisation des collections audiovisuelles, et les problématiques et enjeux du document numérique. Explications claires, détails nombreux, beaucoup de références et d’informations sur la gestion de projets de numérisation, entre autres, la liste de contrôle du projet de numérisation des collections de la Bibliothèque du Congrès.

LAGOZE, Carl, KRAFFT, Dean B., PAYETTE, Sandy, JESUROGA, Susan. What is a digital library anymore, anyway : beyond search and access in the NSDL [en ligne]. D-Lib Magazine, novembre 2005, vol. 11, n° 11.
Disponible sur < http://www.dlib.org/dlib/november05/lagoze/11lagoze.html >
Version française de l’article disponible sur < http://artist.inist.fr/article.php3?id_article=245 >
Approche technique de la notion de bibliothèque numérique, illustrée par le projet de la National Science Digital Library. L’article se divise en 5 parties : «  Construire une bibliothèque numérique avec un entrepôt de métadonnées », « Utilité de l’entrepôt de métadonnées en tant qu’architecture de bibliothèque numérique », « Le réseau d’information superposée (RIS) », « L’entrepôt de données de la NSDL ».

LE CROSNIER, Hervé. Moteurs de recherche et bibliothèques numériques [en ligne]. Site de l’association VECAM, 2005.
Disponible sur < http://www.vecam.org/article.php3?id_article=461 >
Introduction à une table ronde sur les enjeux des moteurs de recherche pour les bibliothèques. L’auteur donne une définition particulièrement précise du concept de moteur de recherche et de celui de bibliothèque numérique.

LE SAUX, Annie. Les bibliothèques à l'heure du numérique : nouveaux lieux, nouveaux usages ? [en ligne]. BBF 2005, n°05, p.76-77.
Disponible sur http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2005/05/document.xsp?id=bbf-2005-05-0076-008/2005/05/fam-tourhorizon/tourhorizon&statutMaitre=non&statutFils=non
Cet article traite de l’incohérence entre les logiques de descriptions des bibliothécaires et les logiques de recherche des étudiants, qui délaissent le catalogue au profit d'Internet. Il insiste notamment sur la nécessité d’encadrer les utilisateurs dans leur utilisation de l'outil informatique.

LUPOVICI, Catherine. De la bibliothèque classique à la bibliothèque numérique : continuité et rupture [en ligne]. Documentaliste - sciences de l'information, décembre 2000, vol. 37, n° 5-6, p. 286-297.
Disponible sur < http://www.adbs.fr/uploads/docsi/670_fr.pdf >

Cet article expose les différentes phases de l’appropriation du numérique par les bibliothèques d’un point de vue technologique (l’informatisation, l’introduction de collections numériques dans le fonds, le développement des catalogues collectifs et des portails documentaires), puis les spécificités de la chaîne documentaire des documents numériques (de la politique documentaire à la communication). L’auteur présente plus spécifiquement trois modèles de bibliothèques numériques, la bibliothèque hybride, la bibliothèque numérique sur Internet et la bibliothèque numérique patrimoniale, et aborde le thème des bibliothèques nationales et du numérique.

LUPOVICI, Catherine, CLOAREC, Thierry, DE CHARENTENAY, François. Les usages de Gallica [en ligne]. BBF, 2003, t. 48, n° 4, p. 40-44.
Disponible sur < http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2003-4/06-lupovici.pdf >
Cet article rapporte les résultats de l'enquête menée par la BNF sur les usages de Gallica, sa bibliothèque numérique en ligne, travail réalisé dans le  cadre du projet de R&D BibUsages du programme 2001 RNRT (Réseau National de Recherche en Télécommunications), consacré aux études d’usages de l’Internet. Une première partie présente les fréquentations et usages de Gallica révélés par les enquêtes propres de la BNF, puis une seconde partie expose le projet de recherche BIbUsages, la méthodologie adoptée ainsi que les résultats et observations.

LUPOVICI Catherine. Le Digital Object Identifier, le système DOI [en ligne]. BBF, 1998, n°3, p. 49-54.
Disponible sur < http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2003-4/06-lupovici.pdf >

Cet article présente le Digital Object Identifier (DOI), outil développé par le secteur de l'édition scientifique, technique et médicale pour faciliter la gestion des droits d'accès aux informations publiées électroniquement, et peut-être l'objet d'une future norme internationale pour l’identification des ressources sur le réseau Internet et leur localisation.

NISO Framework Advisory Group. A framework of guidance for building good digital collections. 2e édition. Bethesda, MD: National Information Standards Organization, 2004.
Disponible sur : http://www.niso.org/framework/framework2.html
Document exposant avec précision les critères à faire figurer dans le cahier des charges d’un projet de conception d’une collection numérique.

NITOT, Tristan. Déchiffrons le DRM - La gestion des droits numériques [en ligne]. Standblog, novembre 2005.
Disponible sur < http://standblog.org/blog/2005/11/21 >
Série de 5 billets sur la gestion des droits numériques, publiés à l’annonce du projet de loi DADVSI : « Introduction », qui décrit ce qu’est un système de DRM, « Pourquoi Apple et Microsoft veulent des DRM », « Pourquoi les majors du disque veulent des DRM », « Pourquoi le gouvernement français veut aider le DRM », et « Et maintenant, que faut-il faire ? ». C’est une bonne synthèse des débats et enjeux en question.

SALAUN, Jean-Michel. Google, la bibliothèque virtuelle et la numérisation [en ligne]. Journal du CNRS,  2005, n°188.
Disponible sur <http://www2.cnrs.fr/presse/journal/2404.htm>
Entretien de Jean-Michel Salaun par le journaliste Fabrice Impériali. Salaun nous donne son point de vue sur le projet Google Print et ses répercussions, et évoque la place de la France dans les politiques de numérisation.

SALAÜN, Jean-Michel. Bibliothèques numériques et Google-Print [en ligne]. La Documentation Française, octobre 2005, 11p.
Disponible sur <http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/documents/archives0/00/00/15/76/sic_00001576_01/sic_00001576.pdf >
Retour sur le projet de mise en accès de millions de livres numérisés lancé fin 2004 par la firme Google, les débats qui en découlent et ses répercussions  sur les politiques nationales d’accès au patrimoine.

SCHIETS, Bérengère, VANDOOREN, Françoise. L’iconothèque numérique : un nouveau service électronique pour l’université [en ligne]. BBF, 2004, t. 49, n° 2, p. 90-96.
Disponible sur < http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2004-2/13-vandooren.pdf >
Présentation de la création du service « Iconothèque numérique »proposé par l’Université libre de Bruxelles (ULB), qui contribue au développement de la bibliothèque électronique universitaire et apporte une solution aux problèmes d’accès et de gestion de la documentation iconographique et pédagogique employée à l’université.

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30 janvier 2006

Liste des fiches de lecture

Fiche de lecture n° 1 : De la bibliothèque classique à la bibliothèque numérique : continuité et rupture.

Fiche de lecture n° 2 : Edition : quels livres en ligne ?

Fiche de lecture n° 3 : L'iconothèque numérique : un nouveau service électronique pour l'université.

Fiche de lecture n° 4 : La bibliothèque numérique : mémoire des sciences.

Fiche de lecture n° 5 : Structuration et description automatique des documents électroniques : le projet européen META, du moteur d'exécution aux outils d'édition.

Fiche de lecture n° 6 : Les collections numérisés des bibliothèque municipales : de la réalisation à l'identification des ressources numériques.

Fiche de lecture n° 7 : Les sites web des bibliothèques universitaires : évaluation et référence.

Fiche de lecture n° 8 : Moteurs de recherche et bibliothèques numériques

Fiche de lecture n° 9 : Les usages de Gallica







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27 janvier 2006

Fiche de lecture n°9

Les usages de Gallica 


Références bibliographiques :
LUPOVICI, Catherine, CLOAREC, Thierry, DE CHARENTENAY, François. Les usages de Gallica [en ligne]. BBF, 2003, t. 48, n° 4, p. 40-44.
Disponible sur < http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2003-4/06-lupovici.pdf >


Sujet :
Méthodologie et synthèse des résultats de l'enquête menée par la BNF sur les usages de Gallica, sa bibliothèque numérique en ligne, et réalisée dans le  cadre du projet de R&D BibUsages. 

Mots-clés :
Gallica / bibliothèque numérique / usages


Les auteurs :


-          Catherine Lupovici est, depuis 1999, directrice du département de la Bibliothèque numérique, à la Direction des services et des réseaux de la BnF. Elle a publié des articles sur les documents électroniques et les bibliothèques numériques dans le BBF et dans Documentaliste-Sciences de l’information, et « Une bibliothèque sans frontières » dans La Bibliothèque nationale de France : collections, services, publics (Cercle de la librairie, 2001).

-          Thierry Cloarec est adjoint à la directrice du département de la Bibliothèque numérique à la BnF. Titulaire d’une maîtrise de lettres, il a été auparavant responsable du Pôle recherche à la Mission scientifique. Il a coécrit « La recherche à la Bibliothèque nationale de France » (BBF, 2001, no 4) et « Projet d’enrichissement pour le catalogue de la Bibliothèque de France » (BBF, 1993, no 3) et a participé à la version française du Manuel Unimarc (K.G. Saur, 1991).

-          France de Charentenay travaille au département des Cartes et Plans à la BnF, où elle collabore au Répertoire des cartographes français. Ella a été chargée d’études pour le projet Bibusages en collaboration avec France Télécom R&D et a occupé différents postes dans le secteur privé. 

(Source : http://bbf.enssib.fr ) 


Résumé :

Les bibliothèques numériques constituent une source d’informations dont les usages sont encore mal connus. La BNF a souhaité compléter les informations sur les usagers et la fréquentation qu’elle recueille régulièrement à partir des statistiques des systèmes informatiques et des questionnaires en ligne avoir une idée plus précise de l’image que se font les utilisateurs des bibliothèques numériques, de leurs attentes vis-à-vis de cette nouvelle source d’information, ainsi que de leurs pratiques de ces bibliothèques numériques mais aussi du Web.

Cet article rapporte les résultats de l'enquête menée en 2003 par la BNF sur les usages de Gallica, sa bibliothèque numérique en ligne, travail réalisé dans le  cadre du projet de R&D BibUsages du programme 2001 RNRT (Réseau National de Recherche en Télécommunications), consacré aux études d’usages de l’Internet.

Une première partie présente les fréquentations et usages de Gallica révélés par les informations recueillies depuis les débuts par la BNF pour connaître le public et ses attentes. Des informations sont données notamment sur les CSP des usagers, sur leur pays d’origine, sur le chemin emprunté pour arriver à Gallica, sur une éventuelle corrélation entre nombre de documents mis en ligne et intensité de l’utilisation et sur les disciplines les plus sollicitées. Sont également évoquées les évolutions  et réalisations de Gallica au niveau du contenu mais aussi du traitement des documents pour s’adapter aux utilisateurs.

La seconde partie expose le projet de recherche BibUsages – réalisé en partenariat et sous la direction de France Télécom recherche et développement – qui a permis de mieux comprendre la démarche et les attentes des internautes qui utilisent Gallica afin développer la bibliothèque numérique en conséquence. Ce projet de recherche avait pour thème général l’étude des usages d’une bibliothèque électronique. Il s’est articulé autour de 3 objectifs :

-          décrire les usages des bibliothèques électroniques en ligne en les croisant avec les caractéristiques de la population d’utilisateurs

-          mettre en évidence la manière dont ces usages émergents infléchissent et modifient des pratiques bien  établies 

-          dégager une vue prospective sur les services liés au contenus numériques sur des réseaux haut débit. 

La méthodologie adoptée est tout d’abord exposée. Le projet BibUsages a été découpé en trois phases : enquête de cadrage via l’administration de questionnaires en ligne, constitution du panel et recueil de trafic via le dispositif de capture de trafic Audinet, puis enquête qualitative sur un sous-ensemble du panel via des entretiens.

Une synthèse des résultats et observations est ensuite proposée. Les auteurs s’attardent en particulier sur les points intéressants pour la BNF pour positionner son offre de bibliothèque numérique, tant au niveau des contenus qu’au niveau des services proposés : intensité d’usage du Web, durée moyenne des sessions, audience des sites visités, audience des types de portails utilisés, moteurs de recherche, type de sites visités dans la même session que Gallica, place de Gallica et des sites Web de la BNF, utilisation de Gallica et informations recueillies lors des entretiens (entre autres : profil sociodémographique des utilisateurs, âge, pratique de l’outil Internet, fréquentation de la BNF). Trois « portraits types » d’usagers sont mis en évidence : le chercheur d’information, le bibliophile  et le lecteur à l’écran (plus rare). Cette partie se conclue sur le constat suivant : les usagers utilisent Gallica davantage pour une recherche d’informations que pour la recherche d’une œuvre. La lecture en ligne est rare, il s’agit plus d’une consultation, qui occasionne ensuite le téléchargement de documents pour une utilisation postérieure.


Avis critique :
Il existe encore peu d’enquêtes sur les usages des bibliothèques numériques, ce qui est pourtant nécessaire pour faire évoluer ces services. Cette absence d’évaluation des bibliothèques numériques mises en place est dûe en partie à la difficulté d’en mesurer les usages réels : les outils traditionnels de mesure d’audience de sites ne sont pas toujours pertinents, tout comme les questionnaires en ligne qui ne reflètent pas l’ensemble des utilisateurs réels. De même, on constate une certaine difficulté à trouver des critères d’évaluation pertinents pour ce mode d’accès à l’information. Les méthodes de recueil de données sont également plus complexes : les données sont à collecter auprès de sources externes comme les services informatiques par exemple et non détenues par la bibliothèque elle-même. Malgré ces incertitudes sur l’évaluation des usages des bibliothèques numériques, quelques projets de normes (NISO, ICOLC, COUNTER) sont en cours. Le rapport complet de l’enquête de la BNF est quant à lui disponible sur < http://bibnum.bnf.fr/usages/bibusages_rapport.pdf >.

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26 janvier 2006

Fiche de lecture n°8

Moteurs de recherche et bibliothèques numériques


Références bibliographiques :
LE CROSNIER, Hervé. Moteurs de recherche et bibliothèques numériques [en ligne]. Site de l’association VECAM, 2005.

Disponible sur < http://www.vecam.org/article.php3?id_article=461 >

Sujet :
Définition des notion de « moteur de recherche » et de « bibliothèque numérique », ainsi que des modes de fonctionnement de ces deux outils d’accès aux ressources numériques.

Mots-clés :
moteurs de recherche / bibliothèque numérique

L’auteur :
Ancien bibliothécaire, Hervé Le Crosnier est maître de conférence en informatique à l’Université de Caen.

Résumé :

Ce texte constitue l’introduction d’une table ronde consacrée aux enjeux des moteurs de recherche pour les bibliothèques. Hervé Le Crosnier précise quelques notions nécessaires à la compréhension des enjeux du débat actuel.

Dans une première partie, l’auteur précise la notion de « moteur de recherche » qui, au-delà de l’aspect technique, représente véritablement un « nouveau média ». Il définit un moteur de recherche comme un ensemble de procédures qui permettent de proposer à un lecteur une liste classée de documents répondants à un critère de recherche composé de plusieurs termes ou mots-clés. Puis il s’attarde sur les 3 composants qui forment un moteur de recherche :

-          le robot d’exploration, qui parcours le Web et rapporte les documents, représentés par leur URI (Uniform Ressource Identifier) dont le plus connu est l’URL. Sont également évoqués les nouveaux identifiants uniques (DOI et ARK) ;

-          le système d’indexation, qui extrait de tous les documents rapportés par le robot des mots-clés permettant la recherche. L’outil d’indexation est un outil à la fois linguistique (utilisation des mots présents dans le document), statistique (prise en compte de la fréquence ou de la place du mot dans le document) et social (prise en compte de la notoriété sur le réseau) ;

-          l’interface de recherche, qui utilise les termes demandés par le lecteur afin de classer les documents selon leur pertinence. L’auteur signale que ce classement peut être influencé par des critères externes au document lui-même tels que l’achat de mots-clés ou la notoriété.

La deuxième partie explique que la réalisation d’un moteur de recherche est un processus complexe et long, ce qui fait qu’il existe peu de moteurs de recherche généralistes. Les entreprises qui dirigent ces outils sont de grandes structures capitalistiques qui répondent à des logiques économiques. En cela, on peut parler de « nouveau média global » et d’une concurrence entre les différents moteurs de recherche.

Une dernière partie démontre la différence entre un moteur de recherche et une bibliothèque numérique, dont la fonction est de mettre en place des collections limitées, coordonnées et catégorisées.  L’auteur en propose une définition puis décrit les trois phases de la constitution d’une bibliothèque numérique :

-          la numérisation ;

-          l’indexation des versions numériques, qui se traduit par l’ajout de métadonnées et par une indexation probabiliste et sociale pour chacune des « pages » du document numérisé ;

-          l’ouverture à la consultation par le public, qui pose de nombreuses questions techniques et sociales parmi lesquelles celles de concevoir une navigation intuitive et de définir des autorisations d’accès ; 

-          la prise en compte des réutilisations possibles des documents (recherche documentaire et impression notamment).

Pour finir, l’auteur prévoit l’émergence d’un mode mixte et d’une coopération entre bibliothèques numériques offrant un accès contextualisé et moteurs de recherche lançant des robots pour explorer les bibliothèques numériques et intégrer leur contenu dans leur flux médiatique.

Avis critique :

L’intérêt de ce texte réside dans le fait qu’il définit très précisément les notions de « moteur de recherche » et de  « bibliothèque numérique », notions qui sont souvent assez mal cernées, mais également dans sa mise ne évidence des « déviances » auxquelles sont soumis les moteurs de recherche, ce qui nous incite à adopter un regard plus critique sur ces outils soit disant neutres dans la sélection et l’indexation des documents. En parlant de « nouveau média de l’Internet », Hervé Le Crosnier nous ouvre les yeux sur la subjectivité des moteurs de recherche et sur la nécessité d’appréhender l’information fournie avec une certaine prudence, tout comme on le ferait avec un autre média.

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24 janvier 2006

Fiche de lecture n°7

Les sites Web des bibliothèques universitaires : évaluation et sites de référence


Références bibliographiques :
BRULEY, Caroline. Les sites Web des bibliothèques universitaires : évaluation et sites de référence [en ligne]. BBF, 2003, t.48, n° 4, p. 14-23.
Disponible sur < http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2003-4/03-bruley.pdf >

Sujet :
La documentation électronique sur les sites Web des services de documentation des universités : enquête quantitative et qualitative, puis analyse de 7 sites de référence en matière de distribution de la documentation électronique.

Mots-clés :
bibliothèque universitaire / documentation électronique / site Web / services

L’auteur :
Titulaire d’une maîtrise de philosophie, Caroline Bruley est actuellement élève conservateur à l’Enssib.

Résumé :

Suite au développement de la documentation électronique dans le milieu universitaire, les sites Web des services de documentation se voient attribuer un nouveau rôle, celui de distribuer les ressources numériques. Dans le cadre de son mémoire de DCB (Le site web du SCD comme l’outil de distribution de la documentation électronique de l’université), Caroline Bruley établit un constat détaillé de l’appropriation de l’outil site web des universités pour la distribution de la documentation électronique.

Une introduction évoque le nouveau rôle des sites web des bibliothèques universitaires, celui de diffuser la documentation électronique, et signale les questions et enjeux qui en découlent. Elle insiste notamment sur le nouveau positionnement qu’implique cette nouvelle fonction, et sur le rôle primordial du site web dans la visibilité et la diffusion des collections numériques.

La première partie de l’article (Une méthode de sélection de sites web) expose la méthodologie adoptée pour sélectionner et évaluer les sites web de bibliothèques universitaires françaises, belges, québécoises, américaines et espagnoles. Celle-ci se déroule en 2 temps : une première étape avec un tri par élimination sur des critères d’existence d’un service d’accès aux ressources électroniques, de contenu et d’organisation. 70 sites ont été retenus et soumis à une grille d’évaluation sur 3 niveaux : « contenu et structuration du contenu », « ergonomie et interactivité », « présentation et lisibilité ». 7 sites, qui se sont distingués par leurs résultats, ont ensuite été sélectionnés comme sites de référence.

Caroline Bruley expose de façon détaillée dans une deuxième partie (la distribution de la documentation électronique : analyse des résultats obtenus) les résultats de cette enquête.

La troisième partie est consacrée à l’analyse des 7 sites choisis comme sites de référence. Ce sont les sites des bibliothèques des universités suivantes : University of Portsmouth (Grande Bretagne), Université du Québec à Montréal (Québec), Universidad de Sevilla (Espagne), Colombia University, MIT, Syracuse University et Princeton University (Etats-Unis). L’évaluation se fait sur 5 niveaux :

-          contenu et de la structuration du contenu (environnement des pages « documentation électronique » et services proposés) ;

-          organisation des ressources (modalités d’accès par ressources, accès aux ressources par matière, modalités d’accès communes à toutes les ressources) ;

-          ergonomie et interactivité ;

-          présentation et de la lisibilité.

Enfin, Caroline Bruley conclue en signalant l’existence de fortes disparités entre les pays : alors que les Etats-Unis et l’Espagne montrent une bonne exploitation de l’outil Internet, en particulier en ce qui concerne l’interactivité et la personnalisation, on constate un certain retard de la France, qui sous-exploite les fonctionnalités offertes par le Web.

Avis critique :

Il est particulièrement intéressant d’avoir une évaluation des sites web des bibliothèques universitaires au niveau de la mise à disposition des documents numériques. Effectivement, le site web du service de documentation peut être considéré comme le premier vecteur de diffusion de la documentation numérique universitaire, en cela il est tout à fait pertinent d’analyser des sites de référence en la matière afin de mieux comprendre ce qui fait un bon service de mise à disposition des ressources électroniques via le Web. La grille d’analyse fournie peut également s’avérer si l’on a un jour la mission de mettre en place un service de ce type. Enfin, pour poursuivre sa réflexion, le mémoire de Caroline Bruley, Le site web du SCD comme l’outil de distribution de la documentation électronique de l’université, est consultable à l’adresse suivante : < http://www.enssib.fr/ bibliotheque/documents/dcd/bruley.pdf > 

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23 janvier 2006

Fiche de lecture n°6

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Les collections numérisées des bibliothèques municipales : de la réalisation à l’identification des ressources numériques

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Références bibliographiques :
BLANCHARD, Martine. Les collections numérisées des bibliothèques municipales : de la réalisation à l’identification des ressources numériques [en ligne]. In 
BM de Lisieux. Site de la Bibliothèque de Lisieux, 2002.
Disponible sur <
http://www.bmlisieux.com/colloque/blanchco.htm >


Sujet :

Le paysage de la numérisation dans les bibliothèques municipales : états des lieux des collections numériques existantes, publics visés, acteurs et modes de financement.


Mots-clés :
Bibliothèque municipales / numérisation / collection numérique


L’auteur :
Martine Blanchard est chef du Bureau des bibliothèques territoriales à la Direction du Livre et de la lecture.


Résumé :
Martine Blanchard dépeint le paysage de la numérisation dans les bibliothèques municipales, et fait le point sur l’offre de collections numériques de ces dernières. Elle s’interroge sur la nature de ces collections, sur les publics visés et les contraintes financières qui influent sur les choix de ces bibliothèques. Des exemples de projets menés à travers la France illustrent ce constat.

Dans une première partie, elle tente de répondre à la question suivante : la politique de numérisation des bibliothèques, quelles collections pour quels produits documentaires ? Elle signale tout d’abord la variété des bibliothèques impliquées dans la numérisation : on trouve sans surprise les grandes BM et les BMVR, mais aussi des bibliothèques de taille plus restreinte. Ensuite, un point est fait sur la nature des documents numérisés qui, pour des raisons juridiques, appartiennent bien souvent au domaine public, ce qui élimine d’emblée toute la littérature du 20e siècle.  Les fonds littéraires restent peu sollicités, mais on constate néanmoins quelques projets dans ce domaine, notamment des collections de manuscrits d’écrivains ou d’exemplaires singuliers, souvent à l’initiative de la ville où l’auteur a vécu. Les projets portant sur les collections iconographiques sont plus présents : valorisation d’un fond singulier ou témoignages de l’histoire de la ville et de la région. Martine Blanchard constate à ce sujet que les collections numérisées des bibliothèques municipales visent davantage un public local et régional plutôt que national ou international. Cette partie se conclue sur une présentation des différents types de réalisations – intégrant des collections numériques – produites par les BM.

La deuxième partie se penche sur les acteurs de ces projets. Souvent, les programmes de numérisation existent à l’initiative des services culturels de la ville et pour valoriser les ressources d’intérêt local. Néanmoins, on constate le développement de programmes de partenariat, qui présentent le double intérêt de fédérer les moyens humains et financiers et d’enrichir l’offre documentaire. Martine Blanchard souligne l’importance de ces partenariats : le rassemblement de portions de collections jusqu’à présent dispersées permet de constituer un corpus de premier ordre dans un domaine scientifique.

La dernière partie fait le point sur le financement de ces projets, qui se fait en grande partie grâce aux subventions du Ministère de la Culture et de la Communication. 2 modes de financement par le Ministère sont détaillées : le Plan de numérisation du Ministère et  la Deuxième part de la dotation générale de décentralisation. Enfin, Martine Blanchard mentionne la contribution financière pour les programmes inscrits  sur les contrats de plans Etat-Région, et le soutien éventuel des collectivités locales.

En conclusion, Martine Blanchard évoque la  difficulté à repérer les réalisations et l’élaboration par le Ministère de la Culture et de la Communication d’un Catalogue des fonds culturels numérisés, malgré un certain d’exhaustivité constitue un instrument de repérage précieux .


Avis critique :
Martine Blanchard dresse un tableau très juste de l’offre de collections numériques en bibliothèque municipale et du contexte particulier de création de ces collections. Parce qu’elles dépendent financièrement des collectivités locales, les bibliothèques municipales développent essentiellement des collections numériques pour un public local et ne pensent pas assez à se regrouper et  mettre en commun leurs collections personnelles pour proposer une offre plus conséquente et plus complète. Par ailleurs, les collections numériques des bibliothèques municipales restent trop peu visibles, comme le souligne Martine Blanchard en évoquant la difficulté à repérer les réalisations, ce qui est regrettable car des collections dignes d’intérêt passent inaperçues.

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22 janvier 2006

Fiche lecture n° 5


Structuration et description automatique des documents électroniques : le projet européen META, du moteur d’exécution aux outils d’édition


Références bibliographiques :
FREYRE, Elisabeth. Structuration et description automatique des documents électroniques : le projet européen META, du moteur d’exécution aux outils d’édition [en ligne]. Culture et recherche, janvier-février-mars 2004, n° 100, p. 7-8.
Disponible sur <
http://www.culture.gouv.fr/culture/editions/r-cr/cr100.pdf >


Sujet :
Présentation du projet européen METAe, projet de structuration et de description automatique des documents électroniques


Mots-clés :
métadonnées / description automatique / document numérique

L’auteur :
Elisabeth Feyre est chargée de mission Europe à la BNF, où elle est déléguée aux relations internationales.


Résumé :
Cet article présente le projet européen METAe, dont les partenaires ont développé des outils permettant, à partir de la numérisation en mode image d’un texte :

- la structuration logique des documents
- la reconnaissance de caractères
- la génération de métadonnées descriptives et techniques
- la conversion des documents dans le format d’échange XML.

Ce projet a été lancé en 2000 pour faire face à l’offre croissante de bibliothèques numériques, à la demande des utilisateurs et aux évolutions technologiques. L’introduction de l’article présente les différents partenaires du projet : les partenaires techniques, qui ont développé le module OCR, l’outil de structuration et l’accès XML aux documents numérisés, et les bibliothèques et centres de documentation, qui ont fournit des échantillons de leurs documents numérisés  et de leurs métadonnées, ont définit les spécifications du produit, et ont testé l’outil développé. Il est ensuite spécifié que ce projet a porté essentiellement sur des livres et périodiques imprimés au XIXe siècle et sur la police Fraktur. L’objectif du projet : un outil souple, évolutif et complet capable de gérer automatiquement tout le processus de numérisation.

L’article se divise ensuite en 3 parties décrivant le fonctionnement et l’utilisation de l’outil docWork METAe Edition.

La première partie concerne la description du document :
L’auteur y décrit les fonctionnalités au niveau de la description : constitution des différents types de métadonnées au fur et à mesure du processus de numérisation, intégration de données descriptives déjà présentes dans le catalogue de la bibliothèque, données administratives, gestion des droits d’accès au document, génération de métadonnées relatives au contenu du document pendant sa conversion, description automatique de la structure du document, et stockage de métadonnées dans une base de données interne capable de générer un fichier XML configurable.

La deuxième partie concerne le traitement du document :
L’auteur y présente le moteur METAe, qui permet d’effectuer tout le processus de traitement du document, et développé pour fonctionner sur une plateforme Windows sur une seule station de travail comme sur un réseau de postes. Il y développe ses fonctions : vérification de la qualité du travail à chaque étape et fonctionnalités automatiques d’apprentissage (reconnaissance « intelligente »), reconnaissance de la police Fraktur, et réutilisation des fichiers XML dans d’autres applications.

La troisième et dernière partie concerne les utilisations du moteur METAe :
L’auteur y signale que l’outil est déjà utilisé par certains partenaires, et en cours d’installation dans d’autres institutions en Europe et aux Etats-Unis. A la BNF, il est prévu la mise à disposition de METAe aux lecteurs pour obtenir à partir des documents en mode image de Gallica des documents texte à la demande. L’auteur conclue en rappelant les atouts de l’outil METAe : numérisation des documents imprimés facilitée en terme d’ergonomie et d’accès, moindre coût en terme d’automatisation grâce à la génération automatique des métadonnées et la reconnaissance intelligente de la structure, et fiabilité en terme de conservation.

Dans le même dossier, à la suite de l’article, un encart sur le projet MACS (lancé par 4 bibliothèques nationales – Suisse, France, Angleterre et Allemagne) et l’accès par sujet à travers langages et réseaux, par le même auteur. Ce projet permet à l’utilisateur de rechercher en une seule interrogation exprimée dans sa propre langue l’ensemble des documents pertinents indexés par les bibliothèques partenaires dans leur propre langue, grâce aux équivalences établies entre les trois  langages d’indexation en présence.


Avis critique :
L'intérêt de l'outil METAe réside notamment dans le fait que la génération automatique de métadonnées représente un gain de temps et facilite la fonction de traitement du document numérique, mais surtout qu'elle s'applique aux documents en mode image, pour lesquels elle était jusqu'à présent impossible. Bien qu'elle ne s'applique pour le moment qu'à un certain type de police, c'est un début encourageant pour tous les documents qui ne peuvent être numérisés en mode texte tels que les fonds anciens ou les documents dont la présentation doit rester fidèle. Néanmoins, qu'elle s'applique aux documents en mode texte ou aux documents en mode image, la génération automatique de métadonnées doit rester soumise à la vérification d’un professionnel. La conversion dans un format d’échange XML est également une fonctionnalité intéressante pour faciliter la standardisation des données.

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21 janvier 2006

Fiche de lecture n°4


La bibliothèque numérique : mémoire des sciences


Références bibliographiques :
FERCHAUD, Bernadette. La bibliothèque numérique : mémoire des sciences [en ligne]. Documentaliste - sciences de l'information, 2001, vol. 38, n° 1, p. 49-51.
Disponible sur <
http://www.adbs.fr/uploads/docsi/1221_fr.pdf >

Sujet :
Réflexion sur la pérennisation des bibliothèques et documents numériques et sur les enjeux pour la conservation d’une mémoire scientifique.


Mots-clés :
Bibliothèque numérique / recherche / archivage / pérennisation


Résumé :

Cet article rend compte de la réflexion menée sur la pérennisation des bibliothèques numériques, vitale pour la mémoire des sciences, réflexion au centre d’une journée d’étude organisée en mars 2001 par l’association Île de science et ponctuée d’interventions d’hommes de sciences et de professionnels de l’information et de la documentation. Évoquant  l’obsolescence rapide du support numérique (qui dépend de l’évolution technologique) et la courte durée de vie des documents sur le Web, il insiste sur la nécessité de trouver rapidement des solutions pour conserver les documents numériques et l’accès futur aux connaissances que renferment ces derniers.

L’article se divise en 7 parties :

Les pratiques très diverses des chercheurs constate une certaine diversité des pratiques en matière de conservation et d’accès aux documents mais des interrogations communes : quels documents conserver et comment ? Quelle sélection effectuer et sur quels critères ? Pendant combien de temps une information reste-t-elle précieuse ? Elle insiste sur la nécessité de penser à la conservation du document (et de l’accès à ce document) dès sa création, et donc de sensibiliser les chercheurs au respect des règles d’élaboration du document, les professionnels de l’information tentant d’instaurer des normes et règles pour une standardisation des documents numériques.

Archivage et consultation à long terme fait le point sur les méthodes de conservation exploitées : la migration (conversion dans des formats plus récents) et l’émulation vers de nouveaux systèmes (par la sauvegarde du logiciel de création et du système d’exploitation). Elle évoque la norme internationale OAIS (Open Archival Information System) expérimentée par le projet européen Nedlib (réseau des bibliothèques nationales en Europe), qui se  présente comme un modèle fonctionnel générique pour tous types de documents afin de garantir dans le temps l’accès au document, notamment par l’adoption de formats ouverts et évolutifs qui pourront s’adapter aux systèmes futurs.

Fragments d’un document électronique précise que la notion de document demeure assez floue pour le numérique et propose de parler plutôt de « fragments » significatifs (internes ou externes au document), dont l’assemblage forme le document.

Archiver le Web rappelle que Internet est le seul média à ne pas être archivé mais que viser un archivage exhaustif est utopique, et évoque le développement récent de  tentatives d’archivage du Web et d’initiatives des bibliothèques nationales de la plupart des pays européens.

La technique peer to peer  signale que ce système d’échanges informels à travers les sites personnels est apprécié par certains chercheurs (échange d’informations rapide et simple) et particulièrement adaptée aux informations non structurées, mais qu’il constitue davantage un système de mutualisation des connaissances qu’un système d’archivage et de pérennisation.

Les chercheurs et les professionnels de l’I&D tente de définir à qui revient la responsabilité de la conservation des documents. Elle revient sur la nécessité de sensibiliser les chercheurs à la sauvegarde et à la diffusion des connaissances scientifiques et sur le rôle des professionnels, davantage orienté vers une médiation entre les chercheurs et le système d’information.

Enfin, Bientôt des solutions concrètes insiste sur le caractère urgent de la conservation des documents numériques, et évoque le frein constitué par le coût de cette conservation, ainsi que le danger d’une privatisation du savoir. Elle conclue en signalant que la multiplication des interventions sur le thème de la conservation est un aspect positif.

A noter : un petit encart sur le « Digital Library System », programme de préservation et d’accès aux documents numériques de la British Library.


Avis critique :

L'article fait le tour de manière synthétique des questions autour de la conservation de la mémoire collective numérique. Très clairement, il met en évidence les difficultés liées à la sélection des documents à conserver, à l'impossibilité de connaître la valeur qu'aura un document dans 20 ou 30 ans, ainsi que la nécessité de standardiser les documents. Comme le montre l'article, il existe aujourd'hui des stratégies de conservation des documents numériques, mais elle ne sont en aucun cas infaillibles (il reste des possibilités de pertes au niveau du contenu et/ou de la présentation originals du document) et surtout elles ont un coût. Contrairement au document papier, pour être lisible, un document numérique doit être conservé avec tout son environnement technologique et tous ses liens internes et externes, ce qui complexifie considérablement la fonction d'archivage. Et bien que de nombreuses tentatives de standardisation des données descriptives des documents soient en cours, encore beaucoup de documents numériques ne sont pas soumis à des règles précises de description.

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20 janvier 2006

Fiche de lecture n°3


L’iconothèque numérique : un nouveau service électronique pour l’université


Références bibliographiques :
SCHIETS, Bérengère, VANDOOREN, Françoise. L’iconothèque numérique : un nouveau service électronique pour l’université [en ligne]. BBF, 2004, t. 49, n° 2, p. 90-96.
Disponible sur < http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2004-2/13-vandooren.pdf >


Sujet :
La démarche de l’Université libre de Bruxelles pour la mise en place d’une iconothèque numérique scientifique et pédagogique, du rassemblement des documents à l’évaluation.


Mots-clés :

Iconothèque / image numérique / collection numérique / enseignement


Les auteurs :

Titulaire d’un DES en sciences de l’information et de la documentation et agrégée d’histoire de l’art, Bérengère Schietse est attachée d’enseignement et de recherche auprès du directeur des bibliothèques de l’Université libre de Bruxelles et spécifiquement pour la bibliothèque de médecine. Elle a été auparavant professeur d’histoire de l’art dans l’enseignement secondaire et collaboratrice scientifique à la diathèque des musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles.

Titulaire d’une licence en langues et linguistique, Françoise Vandooren est attachée à la Direction des bibliothèques de l’Université libre de Bruxelles où elle a précédemment exercé des fonctions de chercheur en linguistique informatique puis sur projets au sein des bibliothèques. Elle a publié de nombreux articles, en particulier « L’avenir de la publication savante » ( Objectif recherche, no 26, octobre 2003), « Le marché des périodiques à l’heure d’Internet » ( Les Cahiers du CLPCF, no 6, juin 2003), « Access control, payment, and smart cards in libraries » ( The New Review of Information Networking, vol. 4, 1998).

Source : http://bbf.enssib.fr


Résumé :
L’article présente le service « Iconothèque numérique » que propose l’Université libre de Bruxelles depuis 2002, qui contribue au développement de la bibliothèque électronique universitaire et subvient aux problèmes d’accès et de gestion de la documentation iconographique employée à l’université. L’article se divise en 4 parties :

Le contexte des collections iconographiques : entre tradition et nouvelles technologies
Cette première partie présente tout d’abord la nature des documents numérisés, des collections employées comme support à l’enseignement caractérisées par leur variété (dans leur contenu, au niveau des utilisateurs, des modes de gestion et d’accès, des lieux de conservation et de consultation, mais aussi de leur origine). Sont ensuite présentés les trois types de médias déposés (diapositives,  présentations PowerPoint et  réalisations multimédias des enseignants) et les trois solutions technologiques ont été décidées, avec leurs limites. Des résultats insatisfaisants autant en terme de gestion que de consultation ont fait apparaître la nécessité d’élaborer une solution technologique plus globale, qui s’accompagne de contraintes technologiques, organisationnelles, scientifiques et ergonomiques développées dans cette partie. Enfin, un point est fait sur les droits d’auteur, qui constituent un obstacle potentiel à la numérisation et à la mise en ligne des images.

Le choix d’un système de gestion d’images numériques
Cette partie présente la méthodologie utilisée par les bibliothèques pour le choix d’un système de gestion d’images numériques. Une approche « cahier des charges » a d’abord été adoptée, en partant des fonctionnalités requises pour l’iconothèque pour choisir les logiciels sur le marché qui y répondent (approche top down). Les difficultés rencontrées par cette méthode sont évoquées.
Cette méthode fut remplacée par une approche « étude de marché », qui consistait en la réalisation d’une étude de faisabilité pour la création, la gestion et l’exploitation d’une iconothèque numérique. Une « grille d’analyse itérative » a été élaborée comme outil de sélection : les fonctions attendues du système ont été définies  en partant des fonctionnalités et caractéristiques techniques des logiciels existants (approche bottom up). Ce tour d’horizon du marché a mis en évidence plusieurs types de solutions, développées dans cette partie : les systèmes de gestion de bibliothèques qui offrent un module « image », les progiciels orientés « images » ou photothèque, les progiciels orientés GEID tournés vers l’entreprise, les systèmes développés par des universités.
2 logiciels (Alexandrie et CONTENTdm) ont été retenus pour être soumis à des tests en situation réelle à partir de deux collections. Cette partie se conclue en présentant les modalités et la nature de ces tests et en insistant sur l’importance de négocier auprès des fournisseurs des possibilités de tests en situation réelle.

La mise en place du service iconothèque numérique
Cette partie définit tout d’abord le service proposé, et précise les fonctions autour duquel il s’articule : apport de l’infrastructure technologique, traitement et gestion documentaire, rédaction de la documentation et formation des utilisateurs,  accès aux collections et promotion du service. Elle évoque également la pertinence du partenariat entre professionnels de la documentation, spécialistes de l’information, et les enseignants, experts dans leur domaine, et le rôle essentiel du site Web dans la communication des collections mais aussi dans la communication entre les partenaires.

L’évaluation comme composante dynamique d’un service électronique
Cette partie insiste sur  la nécessité de mettre en place des outils d’évaluation de l’usage, qui peuvent prendre différentes formes. Elle présente les méthodes utilisées pour évaluer l’iconothèque numérique : collecte mensuelle des connexions au serveur Iconothèque, mais également une approche basée sur l’utilisabilité avec le souhait que l’utilisation soit centrée sur les situations rencontrées par l’utilisateur (« user-centered documentation »), qui se traduit par la mise en place d’un laboratoire d’utilisabilité mobile pour observer les comportements lors de la consultation des collections.

En conclusion, l’article souligne l’apparition d’une nouvelle forme de collaboration avec les enseignants au travers de l’iconothèque numérique, les professionnels de l’information formant les enseignants à la gestion de leurs collections iconographiques électroniques (dont la diffusion contribue à valoriser leurs connaissances scientifiques) et les accompagnant dans leur démarche d’appropriation des technologies pour l’enseignement.

Deux encadrés : « Banque d’images ou iconothèque numérique ? » qui précise la notion d’iconothèque et « Les 10 fonctions types d’une iconothèque numérique universitaire » qui propose une définition des différents rôles d’une iconothèque numérique en milieu universitaire.

Avis critique :
Cet article aborde une notion encore peut utilisée – celle d’iconothèque numérique, et donne dans l’ensemble un bon aperçu d’une démarche de mise en place d’un service d’iconothèque numérique, mais on regrette cependant que les phases de traitement des images et de diffusion des collections ne soient pas davantage développées. Il donne également une vision assez juste des points importants dans la création d’une bibliothèque numérique d’images à destination de l’enseignement et de la recherche, notamment la participation indispensable des enseignants chercheurs dans la description des documents et dans la composition d’une collection. Les professionnels de l’information ne disposent pas toujours d’un niveau d’expertise suffisant pour juger du caractère pertinent d’un document scientifique ou pour le décrire correctement, à fortiori lorsqu’il s’agit d’images. Les enseignants chercheurs, quant à eux, ne maîtrisent pas les règles de description des documents. En cela, une collaboration est essentielle. Les deux encadrés, « Banque d’images ou iconothèque numérique » et « Les 10 fonctions types d’une iconothèque numérique universitaire », s’avèrent très utile pour définir de manière précise ce type de bibliothèque numérique et ses missions.

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14 janvier 2006

Fiche de lecture n°2


Édition : quels livres en ligne ?


Références bibliographiques :
BASTIAN-DUPLEIX, Isabelle. Édition : quels livres en ligne [en ligne]. BBF, 2004,  n°03, p.36-42. Disponible sur <http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2004-3/07-bastian.pdf>.


Sujet :
 
Le livre numérique dans le secteur de l’édition : enjeux, expériences, perspectives.


Mots-clés : 
édition / édition électronique / livre numérique


L’auteur : 
Chargée de cours de bibliologie à Médiadix, Isabelle Bastian-Dupleix est bibliothécaire au service de l’Animation de la Bibliothèque publique d’information où elle est responsable du cycle de débats « Les rendez-vous de l’édition ». Elle a exercé auparavant à la BCP de la Lozère et à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. Elle est l’auteur de l’article « L’édition numérique » dans Les bibliothèques dans la chaîne du livre (Édition du Cercle de la librairie, 2004).

Source :
http://bbf.enssib.fr


Résumé :
Suite au développement des NTIC, les flux numériques ont trouvé de nouveaux canaux  de diffusion. Isabelle Bastian-Dupleix présente les changements engendrés dans le secteur de l’édition et revient tout d’abord sur l’euphorie des débuts en référant quelques évènements marquants tels que le Salon du livre 2000, qui accorda une place centrale au village e-book, l’aventure de la maison d’édition 00h00.com ou bien encore l’apparition du e-book. Cette période d’enthousiasme succéda à une phase de désillusion quand on s’aperçut des contraintes effectives du document numérique. Est ensuite explicité l’impact des technologies numériques et des réseaux sur les usages, les métiers et les modes de diffusion et d’exploitation. Un point est fait sur la situation de l’offre marchande de livres numériques aujourd’hui, qui s’avère assez pauvre. L’auteur choisit de faire un zoom plus particulièrement sur les stratégies d’exploitation du numérique et des réseaux de trois secteurs en particulier :

·         la littérature, qui semble avoir trouvé son public en ligne,

·         l’édition juridique  et encyclopédique, qui par l’étendue de ses bases documentaires se prête assez bien aux fonctionnalités telles que les moteurs de recherche, 

·         et le secteur du tourisme dont l’offre reste très faible malgré l’intérêt que pourraient représenter les fonctionnalités du numérique pour ce secteur.

Sont ensuite évoquées les possibilités nouvelles que représenterait le numérique pour la chaîne du livre, notamment pour les livres à faible tirage, pour la librairie (diversification des modes de commercialisation), et pour les bibliothèques (prêts de livres numériques, ressources électroniques en ligne), le tout illustré par des exemples concrets. Les questions juridiques et économiques, étroitement liées, sont ensuite abordées, en particulier les questions autour du droit d’auteur et des droits voisins, des systèmes permettant de gérer ces droits, mais aussi des nouveaux modèles économiques, dus à la dissociation contenu/contenant liée au numérique, et en particulier des modèles de financement en amont.  La dernière partie de l’article évoque la perspective de nouveaux supports : nouveaux modèles de téléphone portables où l’on peut lire le journal et apparition prochaine d’une nouvelle sorte de livre combinant les avantages de l’électronique avec les atouts du livre traditionnel. L’auteur conclue sur la diversification des pratiques liées au numérique, l’antagonisme entre respect strict du droit d’auteur et circulation de la culture, et la problématique de la constitution d’une mémoire collective  avec les difficultés reconnues de l’archivage du numérique.


Avis critique :
Cet article fait un état des lieux assez complet de l’impact du numérique dans le secteur de l’édition. Les questions juridiques, économiques, et les répercussions sur la chaîne du livre sont abordées avec précision. Il est intéressant de voir le livre numérique du point de vue de l’édition. On constate que les questions sont grossièrement les mêmes que pour les bibliothèques numériques, à quelques différences près : l’aspect économique et marchand occupe une dimension plus marquée dans le secteur de l’édition. On comprend l’enjeu important que représente le numérique pour les petits éditeurs ou pour les livres très spécialisés, qui ont un tirage très faible, et le gain que représenterait un modèle de financement en amont. L’article affirme très justement que l’offre marchande, mais aussi la demande, de livres numériques reste faible, et qu’encore peu de librairies se lancent dans la vente de livres numériques à l’image de Numilog, bien que tout livre ait été numérique à un moment de sa vie avant d’être imprimé.

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